Le 1er février dernier, plus de 4 500 visiteurs se sont déplacés au 104 pour assister à la troisième édition de la Maddy Keynote. L’évènement avait cette année pour thème « la Cité du futur ». Avec 1 500 m2 d’exposition, quelques 75 projets de maison connectée et des conférenciers de haut vol comme Fleur Pellerin ou Julian Assange, la Maddy Keynote est en quelque sorte un temps fort de l’innovation et de la réflexion pour les startuppers.

Zagatub était Main Partner de l’évènement. Au-delà d’une sélection de startups présentées dans le cadre de la ville immersive, Zagatub a organisé un workshop autour du thème « Entreprises et entrepreneurs, réinventons-nous dans l’action ». Un atelier animé par Matthieu Vetter, co-fonder du magazine Silex ID, en présence de Bernard Chaud, Directeur de la stratégie Industrielle chez Global Bioenergies, Arnaud Decherf, PDG de The Keys (une startup accompagnée dans le cadre du programme Zagatub) et David Monserand, intrapreneur et business unit manager chez Butagaz.

Vous n’avez pas eu la chance d’assister au workshop, mais cette thématique vous intéresse ? En voici le compte rendu :

Pour Bernard Chaud une association avec une entreprise telle que Butagaz est incontournable car elle apporte de la visibilité, un potentiel industriel et une crédibilité forte à la start-up. L’entrepreneur doit néanmoins veiller à rester le plus indépendant possible dans une telle collaboration. Notamment car grands groupes et startups n’ont pas les mêmes notions de temporalité et objectifs associés.

Enfin, la confiance est primordiale dans la relation startup/grand groupe : plus les relations sont franches et honnêtes, plus l’association porte du fruit

Pour Arnaud Decherf, The Keys n’aurait jamais pu grandir aussi vite sans une entreprise comme Butagaz à ses côtés. Rentré dans le start-up programme dès la 1er promotion, Butagaz n’a pas ralenti l’expansion de la start-up, bien au contraire ! Zagatub a apporté en effet une aide financière, industrielle et commerciale au projet mais également un soutien psychologique dans les moments de doutes.

Les erreurs ? Une prudence mutuelle dans le démarrage de la relation, justifiée par le niveau d’incertitudes en phase d’idéation, et l’apport indispensable de preuves de confiance mutuelles en début de relation.

Le binôme doit savoir être patient, car une relation durable se construit avec le temps.

Pour David Monserand, la relation Entrepreneurs/Entreprises est évidemment bénéfique pour les deux entités ! Elle nécessite néanmoins de l’agilité dans l’élaboration des cas d’usage, dans la prise de décision et la mise à disposition de ressources associées au projet. C’est la force d’une structure comme Zagatub, qui combine moyens d’une grande entreprise et « esprit start-up ».

Les difficultés rencontrées en tant qu’intrapreneur ? Il s’agit d’abord de rendre crédible le projet en interne, afin d’obtenir l’adhésion des parties prenantes.

L’entreprise a sa propre culture, son propre vécu. L’entreprenariat ne s’y intègre pas toujours aisément de prime abord, mais à force d’évangélisation et d’acculturation on déplace des montagnes.

Une autre difficulté que connaît bien tout entrepreneur, c’est la performance dans les techniques d’acquisition client. Il faut du temps pour se forger une expérience solide dans le domaine, mais c’est également passionnant.

Mais, au risque de répéter l’essentiel : La confiance et la bienveillance sont clés pour une bonne collaboration entre grand groupe et startup. Si la relation est bâtie sur cette bonne fondation, alors elle peut résister à bien des épreuves.