Le jeudi 31 janvier 2019, Zagatub, le laboratoire d’innovation de Butagaz, partenaire historique de
la Maddy Keynote, plongeait le public en 2084, dans une prospective autour de nos modes de vie et
de consommation pour construire demain de façon positive.

1. « L’EMPREINTE TECHNOLOGIQUE, FLÉAU DU 21ÈME SIÈCLE »

Aujourd’hui, l’empreinte environnementale (émission de Gaz à effet de serre) du numérique
représente l’équivalent du trafic aérien mondial, et en projection à 5 ans, pourrait atteindre des
niveaux proches de celui du trafic routier. Ce constat nous pousse, en tant que consommateur, à
réfléchir sur notre utilisation des nouvelles technologies : paradoxalement, même si un grand
nombre d’entre nous souhaite réduire son empreinte carbone en achetant par exemple un véhicule
électrique, certains possèdent deux téléphones, une tablette, un ordinateur personnel, un
professionnel, utilisent des moteurs de recherches, regardent des vidéos en streaming, et stockent
de nombreux mails inutiles.
Face à cela, comment devons-nous prendre conscience de notre consommation technologique et
comment la réduire ?
Le premier constat est que “Le phénomène de surconsommation de l’énergie et du digital est le
même que dans les autres domaines. Deux mots d’ordre : consommer surtout moins, et mieux
! » explique Hugues Ferreboeuf, Directeur de projet The Shift PR0JECT. Il poursuit : « 90% de
l’énergie utilisée pour un smartphone est celle liée à sa fabrication (extraction des métaux,
assemblage, transport). Changer de smartphone tous les 3 ans au lieu de tous les 18 mois réduit
forcément notre empreinte. Il faut également privilégier les équipements qui disposent d’éco
labels. Enfin, il faut résoudre le problème de récupération et de recyclage des appareils.”

De son côté, Emmanuel Mannooretonil, Directeur Développement Nouveaux Business chez Butagaz,
explique : “L’énergie la plus vertueuse est celle que l’on ne consomme pas. Nous devons aider nos
clients à réduire leur empreinte carbone en consommant moins et mieux, et pour cela nous faisons
des efforts en tant qu’entreprise en montrant l’exemple, avec la compensation carbone entre
autres. Nous travaillons également avec des start-ups (comme Ecojoko, Wivaldy, Lancey) pour aider
les clients à mieux comprendre leur consommation d’énergie, et donc mieux la maîtriser”.

Pour Laurent Bernard, co-fondateur de la start-up Ecojoko, le constat est simple “Si 5% des Français
utilisaient notre équipement, nous pourrions éteindre un réacteur nucléaire. Et on pourrait en
arrêter d’autres si tous les Français éteignaient leurs appareils en veille !”

Enfin, Clément Jeanneau, co-fondateur de BlockChain Partner, conclue par le fait que “L’intelligence
artificielle et la blockchain ne sont pas les solutions au problème du réchauffement climatique et
de l’appauvrissement de la biodiversité. Néanmoins elles contribueront à aider l’humanité à en gérer
les conséquences…”.
(Extraits)

2. « CONSOMMATEURS, TOUS IMPLIQUÉS EN 2084 »

De plus en plus d’entreprises placent les consommateurs au cœur de leur stratégie et misent sur le
crowdsourcing pour développer des services ou des produits qui correspondent à leurs attentes.
“Vous avez posté un avis sur le web ? Vous avez participé indirectement à un crowdsourcing ! Il y a
encore 10 ans, personne ne croyait en ce mode de collaboration, mais c’est désormais devenu un
incontournable. 62% des Français veulent aider leur marque préférée à créer des produits ou des
services. L’intelligence collective permet de créer des modèles alternatifs et d’accélérer les
processus. Local Motors, par exemple, a pu construire une voiture en 6 mois alors qu’il faut 18
mois à un constructeur classique pour arriver au même résultat” affirme Gaël Muller, CEO de
Fanvoice. “43% des produits et services essuient un échec au bout d’un an de mise sur le marché,
car ils ne répondent pas aux attentes du consommateur. Les consommateurs VEULENT participer,
et les entreprises veulent DE-RISQUER : ça matche avec le crowdsourcing !” poursuit-il.

Avec la création de la plateforme collaborative « Le Garage de Bob » (en référence à sa mascotte),
Butagaz permet aux internautes de partager avis et besoins qui pourraient être à l’origine de
nouvelles offres de demain. Ce sont ainsi aujourd’hui près de 2 000 contributeurs qui sont au
centre de sa démarche d’innovation.

Antoine Roussel, CEO de “Tankyou“, illustre la puissance d’une démarche collaborative, en
précisant qu’il était lui-même un consommateur insatisfait des services proposés en station :
“Derrière une innovation il y a un consommateur frustré : c’est l’ère du Conso’preneur
(consommateur + entrepreneur). Je crois profondément en cette vague d’entrepreneuriat qui
émerge dans nos sociétés. Une personne qui se dit j’ai un besoin, je n’ai pas de réponse marché,
je me lance.”

“L’innovation devient un enjeu social, et les marques vont évoluer de plus en plus vers des rôles
de facilitateurs de contribution pour les communautés d’innovation.” conclut Olivier Eudeline,
Manager Innovation de Butagaz.